Les maladies rénales

Les maladies rénales chez le Bull Terrier : PKD et Néphropathie familiale.

Des études australiennes font état de la présence de deux types de maladies rénales au sein de la race Bull Terrier : la polykystose rénale ou PKD (polycystic kidney disease) et la néphropathie familiale. Les symptômes de ces maladies sont ceux d’une insuffisance rénale. La PKD se caractérise par la présence de plusieurs kystes dans les deux reins, localisés dans le cortex et la medulla, d’une grosseur variable de 1mm à 2,5cm. Les animaux diagnostiqués atteints ont moins de 3 ans en grande majorité, quelques cas équivoques (faible nombre de kystes ou atteinte unilatérale) ont été rapportés. Une échographie des reins réalisés par un vétérinaire spécialisé permet de poser sûrement le diagnostic. L’analyse des pedigrees a montré un mode de transmission autosomique dominant, c’est-à-dire qu’une seule copie muté du gène suffit à déclencher la maladie. La néphropathie familiale se caractérise par une glomérulopathie, une atrophie des reins puis une insuffisance rénale se produisant à un âge variable. Les symptômes peuvent se déclarer tardivement. Les premiers signes cliniques montrent une protéinurie et les animaux ayant un rapport protéines/créatinine urinaire (RPCU) supérieur à 0,3 sont considérés atteints. L’historique familial permet de différencier cette maladie héréditaire d’une insuffisance rénale chronique. Un mode de transmission autosomique dominant a également été mis en évidence. Selon les études australiennes, la néphropathie familiale apparaît répandue dans la race Bull Terrier, alors que la PKD affecterait certaines lignées. Enfin, certains animaux peuvent être atteints des deux maladies.